En partant des bilans faits par les stagiaires enseignants à l’issue de leurs Formations, l’auteure dégage 3 points forts : premièrement, la Gestion mentale est une théorie argumentée que le stagiaire peut retrouver dans des ouvrages. Le formateur n’est donc pas un gourou qui parlerait en son nom propre. Deuxièmement, un stage en GM a une efficacité immédiate puisqu’il repose non seulement sur une théorie mais des exercices pratiqués ensembles et qui permettent de dégager des protocoles transférables en classe. Troisièmement, il y a une cohérence entre l’annonce théorique et pratique et l’approche des stagiaires pratiquée par le formateur. Cela rend son apport d’autant plus crédible et acceptable. L’auteur souligne combien la découverte de la GM permet, à celui qui la pratique, de changer son regard sur l’acte de connaissance, en découvrant que chacun, enseignant et élève, a sa part, « à égalité », dans la pratique de cet acte. Et cela modifie profondément la pratique pédagogique.
Frédéric Rava-Reny détaille, avec humour, de façon exhaustive le geste de l’attention. Il décrit et illustre comment le passage de la perception à l’évocation met intérieurement la pensée en mouvement (geste mental) dans un va et vient volontaire entre l’objet perçu par au moins l’un des 5 sens et la pensée et le conduit à être attentif. Il s’agit pour le sujet d’une prise de conscience, d’une entrée en contact particulière avec les éléments du monde qui l’entourent, au-delà de leur simple perception. L’originalité de son approche est que le mouvement intérieur entre perception et évocation est proposé de 2 manières différentes : faire exister l’objet perçu dans sa tête ou aller vers lui mentalement.
Renvoi à la publication de Frédéric Rava-Rény à destination des adolescents, leur décrivant de façon ludique le moyen d’agir mentalement avec efficacité.
Lettre-dIF-n°94