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Lettre n°122

juillet 27th, 2021 by
En partant de ce que élèves et enseignants constatent suite au confinement, Guy Sonnois interroge les neurosciences et fait le lien entre homéostasie et motilité, affectif et cognitif. L’homéostasie peut de façon très simplifiée être considérée comme « la force de vie » qui est d’origine biologique, mais qui va, avec l’évolution, s’appuyer sur les émotions puis sur les sentiments pour s’exprimer. Elle est donc force de vie, c’est à dire « mouvement » et ainsi le lien avec la motilité devient naturel ; mais cela va plus loin, l’homéostasie pousse ces organismes primitifs à leur développement et à leur bien être en coopérant, en étant solidaires. On retrouve ici l’indispensable fibre sociale nécessaire à l’apprentissage qu’Antoine de La Garanderie avait déjà, en son temps, développé dans « Pour une pédagogie de l’entraide ».
Annonce d’un débat suivant la présentation de deux conférences de Guy Sonnois et Marine Campedel sur « Neurosciences éducatives et Gestion mentale ».
Présentation du livre : L’ordre étrange des choses (Antonio Damasio).
Lettre-dIF-n°122

Lettre n°121

juillet 27th, 2021 by
Dans son article, Jean Pierre Gaté nous montre le lien entre le dialogue pédagogique, principal outil de la Gestion mentale, et l’écoute rogérienne. Il fait ressortir les multiples points communs entre ces deux conceptions de l’accompagnement dans un idéal de la relation. JP Gaté nous permet de mieux cerner le dialogue pédagogique et de son rôle pour une pédagogie de la liberté. Le rôle du professeur doit permettre à l’élève de s’inventer lui même, il est un facilitateur de l’apprentissage.
Fabienne Moutier, professeur des écoles , travaille en Institut Médico-Educatif (IME), auprès d’enfants présentant une déficience intellectuelle, que la pratique des gestes mentaux met souvent dans l’angoisse, et qui dit-elle, ont souvent une faible estime de soi. Fabienne leur permet de sortir de cet enfermement en les connectant à leurs évocations, en leur montrant qu’elles ont de la valeur et qu’elles peuvent être mises au service des gestes mentaux. Le fait que ces enfants deviennent plus motivés et se projettent dans l’avenir avec un plus de confiance montre que l’accompagnement ritualisé en Gestion mentale a été pour eux un accès à plus de liberté de pensée et une ouverture de la prison où les enferment parfois leurs déficiences intellectuelles.
Georges Gidrol partage avec nous une démarche de découverte d’un concept scientifique, mise au point en équipe. Il accompagne par le dialogue pédagogique, le passage des évocations spontanées à celles qui sont necessaires pour la compréhension du concept et facilite l’accès aux liens logiques nécessaires pour une demande de mise en schéma. Ce guidage, qui permet de sortir du blocage mental de l’incompréhension, pour permettre aux évocations de se modifier, de se mettre en lien, jusqu’au ressenti de compréhension, est un véritable chemin de liberté.
Lettre-dIF-n°121

Lettre n°119

juillet 27th, 2021 by
Sylvain Casalis reprend à travers son article comment les nouvelles technologies interfèrent sur la façon d’apprendre. La conséquence de l’utilisation intensive des écrans sur la capacité d’attention, de discernement et de réflexion. Il convient donc de rester vigilant car c’est dans les interactions avec les autres que le jeune va pouvoir affiner sa pensée et ses compétences, C’est au travers des expériences sensorielles que l’enfant pourra rester connecté à ses sens,
Dans cet article Martine Clavreul s’inquiète de tous ces jouets très colorés et très bruyants présents de façon permanente sous les yeux et oreilles des bébés, ces sollicitations multiples l’empêchent d’évoquer, de rêver, de se reposer. Un autre constat celui de la poussette dans laquelle l’enfant fait face à l’adversité du monde au lieu d’être face à la bienveillance de son parent. Ces différents éléments du monde actuel sont inadaptés aux évocations des perceptions que rencontre le jeune.
Caroline Lambermont part du constat que les jeunes , une fois rentrés chez eux ont trop de sollicitations et donc n’ont plus le temps nécessaire pour l’appropriation des notions vues en classe, Il faut donc pour elle que ce travail « maison » se fasse pendants les séquences de cours. Après avoir proposé une perception dissociée et multisensorielle, Caroline Lambermont propose un accompagnement dans le geste de compréhension puis de mémorisation. Cet accompagnement en classe permet à ses élèves de gagner en autonomie.
Janine Leca présente les Formations qu’elle organise à Aix-en-Provence : une Formations de formateurs et une pour les acteurs de l’enseignement.
Lettre-dIF-n°119

Lettre n°117

juillet 27th, 2021 by
Refusant la fatalité des « difficultés d’abstraction« , Annaïck Bianic rappelle que chacun a la capacité de faire des liens logiques et de développer cette compétence. Tout d’abord, il y a nécessité d’investir les lieux de sens et si besoin, de traduire l’espace en temps et inversement. Ensuite, il faut enrichir l’analogie, prolongeant les similitudes en différence et vice versa. Ensuite on part à la découverte de ce que la personne active spontanément en éveillant sa curiosité à l’égard d’elle-même. Puis on découvre les liens non encore agis, qui seront proposés pour prolonger les évocations premières. Un entraînement est conseillé, à l’aide de jeux de société et de stratégie. Enfin, on consolide en manipulant les liens logiques au service de tous les gestes mentaux, au sein de toutes les disciplines scolaires.
Lettre-dIF-n°117

Lettre n°116

juillet 27th, 2021 by
Isabelle Grouffal présente la Formations certifiante de « conseiller en pédagogie » qu’elle propose et qui est plus large que l’accompagnement scolaire : changement professionnel, coaching, dynamique d’équipe. C’est une Formations exigeante (200h). Elle se partage entre ateliers pratiques supervisés, apports théorique et pratique du dialogue pédgogique.
Thérèse Debouverie met à disposition une tâche qu’elle considère comme propice à la découverte du geste mental de réflexion : évoquer avec l’appui du dialogue pédagogique puis mémoriser 2 définitions inventées de figures géométriques pour repérer ensuite dans un ensemble de figures celles qui correspondent. Il s’agit de faire appel à des acquis mémorisés pour justifier sa réponse, en acquérant un sentiment de sécurité, de contrôle de la situation.
Christiane Pébrel analyse le rôle de l’espace et du temps dans la compréhension des graphiques représentant l’évolution d’un phénomène en fonction d’une ou plusieurs variables.Le graphique est un objet spatial global cachant une temporalité dans laquelle a eu lieu l’évolution du phénomène. Il s’agit donc d’ajouter mentalement des indices de temporalité, d’évolution ce qui peut nécessiter un accompagnement évocatif.
Le cours frontal ne convient plus à la plupart des nouveaux élèves, en perception permanente, animés par le désir de faire, l’immédiateté. A. Taurisson et C. Herviou proposent donc une pédagogie de l’activité. Il faut mettre les élèves dans des situations de résolution de problème (au sens large) pour les motiver par la recherche de nouveauté, d’inédit, ce qui pousse à travailler. En groupe, il faut chercher des stratégies, comparer, faire appel aux connaissances mémorisées, y relier le fait nouveau …L’enseignant accompagne l’élève par des fiches outils proposant des stratégies, des exemples. Il le guide sur la voie de la compréhension
Lettre-dIF-n°116

Lettre n°115

juillet 27th, 2021 by
Chantal Piganeau montre que le vécu émotionnel et l’activité mentale ne sont pas coupés. Au contraire, le ressenti peut permettre de discerner ses véritables besoins évocatifs et garantit donc une activité mentale authentique et permettant de mettre en place l’imaginaire d’avenir dans la confiance. La prise en compte du ressenti est un guide lors du dialogue pédagogique, garantissant qu’on reste dans la cohérence intérieure du sujet. C’est un thermostat, un aiguillage neuronal orientant vers les vrais besoins.
L’article expose le fonctionnement pendant une année scolaire d’une classe dont tous les enseignants respectent la pédagogie de la Gestion mentale. Pour découvrir leur fonctionnement et l’optimiser ensuite, les jeunes sont guidés par un praticien en Gestion mentale au cours de séances hebdomadaires au début puis plus espacées. lls se voient proposer 2 stages hors collège à la Toussaints et en février, pour approfondir les évocations et découvrir la structure des gestes mentaux à travers des exercices variés et des pratiques sportives et manuelles. L’équipe pédagogique se réunit pour évaluer les prises de conscience des élèves et la manière dont ils se servent de leurs découvertes. Elle en profite pour planifier des actions communes en lien avec la progression des jeunes en Gestion mentale afin de transférer en cours ce que les élèves découvrent en stage. Ce sont donc des conseils de classe différents de ce qui se pratique ordinairement. L’article expose également les modalités pratiques et financières du fonctionnement de la classe.
Béatrice Glickmann nous renvoie à deux articles, et au livre : Pédagogie de l’activité, pour une nouvelle classe inversée (Alain Taurisson)
Lettre-dIF-n°115

Lettre n°112

juillet 27th, 2021 by
Deux expériences de mise en pratique de la Gestion mentale et une réflexion sur la fausse piste proposée par le gouvernement.
Comment as-tu appris ta leçon ? Marie-Laure Boileau, professeur des écoles, propose des petits pas en Gestion mentale dans les classes primaires. C’est simple, facile à faire, et cela sera une grande chance pour tous ces enfants qui sont très ouverts à ces propositions. Elle livre son expérience et sa progression. Elle constate que la découverte des évocations donne aux élèves une sensation de puissance intellectuelle et leur procure une grande confiance en eux. Copie, dictée, lecture, compréhension … La Gestion mentale comme pratique pédagogique adaptable à n’importe quelle pédagogie et à n’importe quel matériel.
Toute l’équipe enseignante d’une classe de 4° coordonne ses façons de faire en s’inspirant de la Gestion mentale ( évocation, réactivation, mandala, etc.) Descriptions des rituels et pratiques mis en place, puis des bénéfices pour les professeurs et les élèves.
Au printemps 2015, Guy SONNOIS réagit à l’actualité de l’époque, et pose une question frontale : les outils numériques distribués en masse, par le gouvernement ou les mairies, suffiront-ils à endiguer l’échec scolaire ? Ne faut-il pas se préoccuper d’abord et surtout, de ce qui se passe dans la tête de l’élève ? N’est-il pas urgent de renseigner les élèves sur leur fonctionnement mental ?
Long article de Guy Sonnois qui oppose le plan numérique du gouvernement, ce plan nécessitant toujours plus de moyens, et un plan qui proposerait une formation aux enseignants afin qu’ils connaissent ce qui se passe dan la tête de leurs élèves. Il utilise alors le langage de l’informatique pour décrire ce qui se passe dans le cerveau puis dégage la différence entre celui-ci et un ordinateur. Il conclut en demandant davantage de Formations pour les enseignants.
Lettre-dIF-n°112

Lettre n°111

juillet 27th, 2021 by
A partir d’une journée à La Baume où intervinrent S.Masson et T. de La Garanderie, Yves Lecocq exprime son appel à ce qu’à partir de ses fondements théoriques et de ses Applications sur le terrain, la Gestion mentale soit mieux définie, et ses territoires précisés.
Présentation d’une conférence animée par A. Géninet et F. Pagès au cours de laquelle fut exposée une situation du monde scolaire où évolue le jeune enfant, puis quelques Concepts de la Gestion mentale.
A la suite d’une Formations sur les neurosciences, Martine Wibaux montre comment l’apprentissage modifie le cerveau de l’apprenant et réciproquement.
Georges Gidrol propose aux parents quelques manières d’être et de faire lorsqu’ils veulent aider leur enfant pour ses devoirs à la maison. Il élargit son propos par une réflexion sur la posture de parent en tant qu’éducateur.
Lettre-dIF-n°111

Lettre n°110

juillet 27th, 2021 by
L’auteur replace le renforcement et le renouvellement du conseil d’administration de la fédération des associations Initiative et Formation dans le contexte des mutations du monde éducatif en France et en Europe : « tsunami numérique », réforme de la Formations professionnelle, mise en place du nouveau socle commun de connaissances et de compétences… Ces évolutions majeures placent Initiative et Formations au centre de préoccupations nouvelles centrées à la fois sur le « apprendre à apprendre » mais aussi sur la nécessité de pouvoir se former tout au long de la vie. Elles peuvent devenir des opportunités pour la fédération à condition de resserrer les liens entre les différentes associations régionales, de se rapprocher des structures proches de la Gestion mentale et de s’implanter dans de nouveaux domaines d’enseignement comme les écoles professionnelles ou la Formations pour adultes.
L’auteur propose aux enseignants de réfléchir sur les objets proposés dans un cadre pédagogique afin de voir s’ils sont adaptés à la tâche demandée. Après avoir montré la diversité des objets possibles et la diversité des processus qu’ils enclenchent, l’auteur choisit d’analyser comme objets différents types de cartes géographiques. La carte est certes d’abord un objet d’inFormations qui sert depuis l’antiquité à localiser et à se repérer. Cependant les cartes actuelles peuvent devenir beaucoup plus complexes et demandent à celui qui les emploie de reconstituer la démarche employée par leur auteur. La lecture de ces cartes nécessite des gestes mentaux variés qui ne sont pas facilement identifiables ce qui rend leur analyse parfois complexe pour un élève.
Dans le cadre d’un master professionnel en sciences de l’éducation, l’auteure a animé pendant deux mois un atelier d’« organisation et stratégies d’apprentissage » pour des jeunes décrocheurs en rupture avec le système scolaire classique. Ce dispositif a été monté dans le cadre du projet ETAPS financé par la région PACA depuis 2006. L’atelier fonctionnait selon deux modalités : collective pour l’ensemble des stagiaires et l’autre individuelle sur la base du volontariat. L’auteur présente plusieurs des actions entreprises pour faire prendre conscience aux jeunes de la diversité des méthodes d’apprentissage et de la possibilité de réfléchir sur leur propre cheminement. La démarche a rencontré de nombreuses difficultés à la fois organisationnelles mais aussi liées aux réticences de beaucoup de ces jeunes à entrer dans ce type de dispositif. Cependant l’expérience montre l’intérêt pour ces jeunes de dégager du temps et un espace dans lequel ils peuvent prendre conscience de leurs stratégies cognitives.
L’auteur, professeure de Sciences et Vie de la Terre (SVT) en collège, rappelle combien le temps est nécessaire aux élèves pour donner du sens aux apprentissages, ce qui est de moins en moins possible dans les conditions actuelles de l’enseignement. Elle propose d’utiliser la Gestion mentale pour « rendre du temps » aux élèves  (mise en projet, pauses évocatives, les dialogues pédagogique) et ce, même en classe entière.
Lettre-dIF-n°110

Lettre n°107

juillet 27th, 2021 by
Isabelle Meyer donne la liste des différentes interventions lors de ces Rencontres d’Automne dont le thème fut : « le jeu ».
Isabelle Meyer témoigne de ce qu’elle a vécu lors d’un travail sur un entretien filmé entre Michèle Giroul et Mme Caspers, brodeuse, qui raconte son itinéraire mental lors de la création de ses oeuvres : collection d’objets et d’idées mémorisés, anticipation d’utilisations, imagination créatrice.
Annie Raynaud, dans cet interview de Karim Bulif nous montre l’évolution d’une proposition de présentation de jeux initialement voulue comme activité récréative devenant, à la demande des enseignants, une participation au développement du « socle de compétences » pour enfin permettre aux jeunes un accès à l’évocation grâce à une collaboration avec des formateurs en Gestion mentale. Mais Karim Bulif voit un prolongement à sa proposition qui serait d’étudier l’impact des jeux sur les gestes mentaux pouvant ainsi cibler ses interventions dans les écoles primaires.
Catherine Buridard nous présente la façon dont elle utilise le jeu « Figurix » pour permettre aux participants de vivre le geste d’attention et de leur faire découvrir leurs évocations. En allant même plus loin dans l’introspection elle permet à certains de prendre conscience de projets de sens qui les habitent.
Les objectifs que se donne Catherine Lalanne dans son utilisation des jeux dans sa pratique d’orthophoniste.
Témoignages en vers sur le vécu d’un atelier d’improvisation musicale.
Témoignages sous forme de poème sur ce qui a été vécu par l’auteure pendant les Rencontres d’Automne.
Témoignages sur ce qui a été vécu par l’auteure pendant les Rencontres d’Automne, et notamment sur la découverte de la grande variété des domaines d’Applications de la Gestion mentale.
Viennent d’être publiés : L’apprenti mathématicien N°1 et L’apprenti mathématicien N° 2 ( Armelle Géninet). Le dialogue pédagogique à l’université (Jean-Pierre Gaté ).
Lettre-dIF-n°107