Loto Dictée

Deux heures! Guillaume met deux heures pour apprendre son auto dictée! Réussir cet exercice tient-il de la loterie, du hasard, voir de l’ acharnement thérapeutique? Qu ‘est-ce qui rend l’ élève « mauvais » en auto dictée? Comment font les bons élèves? Autour de ces questions Martine Clavreul dresse quelques constats, formule des interrogations lance un plaidoyer pour enseigner en classe ce savoir faire.
Le calvaire des mères : Guillaume est en CM1. Chaque semaine, il est confronté à cette auto dictée. C’ est un court passage de 4 à 5 lignes dactylographiées, extraites du texte produit par un camarade. La maman avec patience accompagne son fiston pour mémoriser ce texte, puis l’ écrire, si possible sans erreur. Avec une périodicité régulière ce fatal exercice revient. Mère et fils se traînent, répètent, énervements, cris, promesses : rien n’ y fait, l’ exercice demeure toujours aussi pénible. Et le lendemain, c’ est la panique, le trou, des oublis, des erreurs ponctuent ce maigre texte arraché avec peine à une mémoire qui semble défaillante. Alors le découragement s’ installe.
Bonheur des uns, malheur des autres : comme lui, bien d’ autres enfants souffrent de cet exercice. Ainsi Max, Frédéric, Julien. Pourtant à l’ inverse, d’ autres en raffolent. Ceux-là réussissent relativement bien ce travail qui offre un cadre clair, précis, et exige seulement une parfaite reproduction, ce en quoi ils excellent.
L’ auto dictée, des valeurs insoupçonnables : Et pourtant l’ auto dictée à la cote! Excellent exercice de mémorisation, elle exige le respect du texte, des mots, de la ponctuation. Elle fait travailler l’ observation des mots. Elle en vise l’ enregistrement lexical. Elle sous-entend la compréhension de la grammaire, et la connaissance des règles mises en jeu et appliquées. De ce point de vue, elle apparaît comme un exercice formateur. Elle a une place de choix dans les pédagogies individualisées. Cependant la confrontation avec les enfants en difficulté dans cet exercice, amène à se poser quelques questions. Que mesure-t-on dans l’ auto dictée? La mémoire? La capacité à reproduire? L’ orthographe? Pourquoi certains enfants éprouvent-ils tant de difficultés à enregistrer puis à redonner ces textes? Que peut-on faire pour diminuer le temps d’enregistrement? Y a-t-il dans la classe un temps d’ enseignement de l’ auto dictée? Le « comment on fait pour apprendre une auto dictée » est-il enseigné aux élèves? Et ce, dès le début de l’ année et à plusieurs reprises? Et, puisque tant de mamans ou de papas sont concernés, le maître leur a-t-il donné explicitement une marche à suivre?
Les ombres de l’ auto dictée : des histoires de paramètres
Les Paramètres : l es opérations mentales que nous effectuons, dans notre tête, ont été classées selon leur complexité en 4 paramètres.
Le paramètre 1 ou « P1 »: c’ est la gestion du concret : les êtres, les situations, les gestes, et les objets.
Le paramètre 2 ou « P2 »: il concerne la gestion des signes : lettres, chiffres, tous les codes de notre monde. Exigence de reproduction.
Le paramètre 3 ou « P3 » : il désigne la gestion des relations, des liens entre les choses, les évènements. Raisonnement logique, explications (causes, conséquences), comparaisons.
Le paramètre 4 ou « P4 » : il rassemble ce qui a trait à la création, à l’ imagination, à la découverte, à l’ invention.
Si les deux premiers paramètres illustrent la simplicité, les deux derniers ouvrent sur la complexité. L’ auto dictée est un exercice de reproduction. Il favorise ceux qui ont un P2 fort, ceux qui ont l’ habitude de reproduire sans se poser de questions, sans imaginer autre chose. Elle entre dans un processus de modélisation, voire de soumission. Elle ne convient donc pas à ceux qui dans leur tête, sous la pression d’ un P3 et/ou d’ un P4 forts, tombent dans une « inadmissible » traduction. Il y a, il faut en convenir mais certainement pas le regretter, des rebelles à l’ auto dicté;e. Toujours implicitement en train de reformuler, ils ont un mal fou, à délivrer in extenso le message donné. Faut-il pour cela les condamner au zéro à perpétuité? Regardons Marie : elle est en C. P. et déteste l’ auto dictée. Chaque jour elle doit s’ appliquer à apprendre une courte phrase. Elève intellectuellement précoce, Marie « fonctionne » avec un P3 et un P4 forts. Sa logique verbale la pousse dans une « traduction » permanente de tout ce qu ‘elle lit ou de tout ce qu’ elle apprend : sans cesse elle se redit avec d’ autres mots, elle reformule ce qu’ elle entend et ce qu’ elle apprend; qualité que l’ on a bien du mal à développer chez d’ autres élèves! Mais faute grave lorsqu’ il s’ agit d’ une auto dictée! Le mot à mot lui est impossible, voire incompréhensible, puisque la compréhension jaillit justement de cette reformulation. Nous revenons à la question : que mesure-t-on? éclairée sur cette faible propensionà la reproduction, la maîtresse, pour favoriser le travail de son élève, lui propose d’ inventer elle-même la phrase. Elle lui donne trois mots à y faire figurer. L’ idée est séduisante. Mais la solution de coule du réel. La sollicitation de l’imagination n’ y suffit pas. La reformulation est constamment sous-jacente et pointe dès que la vigilance de l’ enfant diminue. En effet même la phrase inventée sera ensuite traduite et re-formulée! Elle enregistre plus facilement le sens que le mot à mot. Faut-il s’ en plaindre? Faut-il l’ en punir?
Des contenus prématurés? Julien est en CE1. Quand je le rencontre, il a effectué deux CP laborieux. J’ ai travaillé avec lui de nombreuses fois sur des auto dictées ennuyeuses et sans aucun intérêt pour un enfant de 8 ans. En voici un exemple : « Aujourd’hui la médecine permet de se soigner et de guérir ». Suivait une phrase sur la création de la sécurité sociale dont je n’ ai pas gardé l’ intitulé exact. Tous les textes étaient inadaptés à cet enfant : le sujet, le vocabulaire, la structure syntaxique. Prenons cette auto dictée donnée début décembre dans sa classe de CE1 : « Après la guerre, la paix. Après la première guerre mondiale, pendant laquelle beaucoup de Français ont perdu la vie, un armistice a été signé le 11 novembre 1918 ». Belle leçon d’ éducation civique et très belle phrase. Mais Julien ne savait déjà pas se repérer dans la semaine! Il cumulait les difficultés : famille de faibles ressources, mère fortement handicapée de la parole. La première guerre mondiale n’était vraiment pas son problème! Le texte demeurait pour lui « insenséé ». Un intitulé d’ une abstraction qui fait rêver et dont la révélation n’ étonnerait pas François de Closets. La valeur d’ une auto dictée viendrait-elle de son manque de sens pour le jeune enfant? Ces auto dictées, par leur langage abstrait, engendraient un profond découragement chez ce jeune garçon qui, pourtant, s’ appliquait à suivre les conseils donnés. Elles suscitaient en moi des sentiments de colère et d’ injustice. J’ avais envie de crier : « Piaget, au secours! » Même si je sais que le jeune enfant peut accéder à la conceptualisation très jeune, l’intelligence formelle, est-ce toujours vers 11-12 ans?
La greffe de l’ abstrait. Mieux vaut choisir des textes simples aux mots légers, avec un dosage équilibré de mots concrets et de mots abstraits. Car, beaucoup d’ expériences le montrent, il est nécessaire d’ une part de munir l’ enfant d’ un solide P1 (concret) et d’ autre part d’ assurer le lien P1-P2, c’ est à dire de lui apprendre à nommer les choses. C’ est sur cette base que s’ installera la verbalisation sur les relations des choses entre elles, et sur les actions que nous posons. C’ est sur cette base que l’ abstrait se greffera. Pour vous aider dans votre comparaison, voici l’ auto dictée de Stéphane CE1 (mars) : Pascal aide papa à bêcher le jardin, maman, allongée sur une chaise longue, vient de s’ endormir tandis qu’ Anne cueille des tulipes. Voilà un vocabulaire concret et utile, une orthographe précise à enregistrer qui n’ est pas pour autant simpliste pour un enfant qui vient tout juste d’ apprendre à lire. C’ est sur un texte concret de ce genre que l’ enfant va sans difficulté apprendre à maîtriser les mots à la fois dans leur sens (P1) et dans leur orthographe (P2). Le lien P1-P2 s’ effectuera naturellement. Ensuite, la conceptualisation et le développement du P3 s’ effectueront sans peine pour Stéphane.
L’ abstrait précoce peut-il étre source d’ inégalités? Cet enchaînement heureux ne pouvait malheureusement pas s’effectuer pour Julien : le texte était trop loin de la vie concrète du jeune enfant. Julien n’ a pas de chance. Il entre déjà dans la spirale de l’ échec. Dans la même veine voici l’ auto dictée de Max, apprise au début du CM1 (octobre) : « Le secrétaire général de rédaction proposait un titre ou des titres pour la Une, posait des questions sur l’ abondance de la copie. Le chef de la publicité était là, lui aussi, et donnait des renseignements sur le nombre des placards, des annonces et des informations publicitaires dont les pages seraient parsemées ». Ce vocabulaire technique est passionnant. Survient-il après un travail pratique sur la presse? Là réside une partie de la question. Or ce texte n’ a nullement été étudié en classe. Il s’ agit d’ un extrait du livre de lecture de la classe, et c’ est la mère qui doit gérer la compréhension du texte (deux pages). Or le cumul de mots longs, abstraits, ou techniques augmente d’ autant plus les difficultés que l’ élève est à dominante visuelle, et qu’ il lit difficilement. Une densité de mots abstraits trop forte pour un début de CM1 alourdit sa peine. Il n’ y a que 5% d’ enfants intellectuellement précoces dans les classes, pas 95 %! Il serait bon de s’ en souvenir.
La maîtrise de l’ orthographe : faibles résultats de l’ auto dictée : L’ auto dictée est-elle un exercice performant pour l’ apprentissage de l’ orthographe? Un professeur de collège n’ hésite pas à répondre par la négative. Cet exercice est plus vécu dans sa dominante reproductive. Comme il passe par le « par coeur », cela entretiendrait chez l’ élève l’ idée que les règles sont aléatoires et que seule la reproduction sauve (des mauvaises notes). Reproduction mécanique sans recherche de sens. L’enfant ne prenant pas l’ habitude, de lui-même, de se poser des questions pour expliquer les accords, l’ orthographe. Prenons le cas de Max et imaginons qu’ il apprenne la phrase suivante : « Benjamin et son grand-père regardaient l’océan qui moutonnait ». Il va retenir seulement « aient » et « ait » mais pas pourquoi on écrit l’ un ou l’ autre. Si bien qu’ il n’ acquiert pas l’intelligence de son acte. Il ne se pose pas de question pour l’ orthographe, il ne s’ explique pas les terminaisons des verbes en évoquant et le temps et la personne. Il ne cherche pas explicitement le sujet de chaque verbe, et n’ en tire donc pas les conséquences. Il attend que sa maman formule elle-même les remarques. Résultat : l’ auto dictée demeure pour lui un apprentissage « insensé » et « inutile ». Lui-même ne sait pas le sens de cette démarche (apprendre une auto dictée). Cet exercice ne lui procure rien. Ni bonne note, ni intelligence du français. Il ne fait que renforcer son sentiment d’ incapacité et altère sa confiance en lui.
Enseigner le savoir-faire évocatif. Comment faire pour apprendre une auto dictée? Bien des cas diffèrent selon que le texte choisi a été ou non lu, commenté, expliqué auparavant par le professeur. énumérons des étapes à respecter. Projet de sens : l’ enfant sera aidé à former son projet (pourquoi et en vue de quoi il fait cet exercice). Ce que cela est censé lui apporter.
La compréhension du texte : l’ explication des mots. Si cette étape a été vécue en classe, la maman peut se faire expliquer. L’ enfant s’ appuiera pour cela sur ses évoqués de visualisation ou de reformulation.
Apprendre le texte. Une mémorisation sans problème en général pour les « reproducteurs ». Pour les autres il s’ agira de leur montrer la différence entre mot à mot et reformulation : la notion de respect du texte d’ auteur a ici sa place.
Mémoriser l’ orthographe des mots. Enregistrer les terminaisons des verbes. En se donnant les explications nécessaires, notamment sur les terminaisons, l’ enfant accomplit tout un travail d’ intégration des mêcanismes grammaticaux. Les étapes 3 et 4 seront plus ou moins conjointes.
Vérifier que l’ enregistrement est fidèle, complet, exact. Pour cela l’ enfant écrira l’ auto dictée une ou plusieurs fois selon ses propres besoins. Phrase par phrase d’ abord, puis toute entière.
S’ imaginer dans la classe, la dernière étape invitera l’ enfant à se projeter dans son futur : s’ imaginer en classe en train de transcrire et de réussir son auto dictée. Ecrire ce « mode d’ emploi », me laisse réveuse. Il pourra apparaître incomplet ou mal formulé peut-être. Mais il serait surtout incongru de le distribuer aux enfants ou aux parents. L’ important c’ est de le vivre dans la classe, plusieurs fois pour créer des habitudes verbales.
Le coeur de la gestion mentale . Mais rien encore n’ a été dit d’ essentiel! Car il ne suffit pas de dire à l’ enfant : « apprends, mémorise les terminaisons ». Encore faut-il lui montrer comment on apprend. La première loi fondamentale est que tout apprentissage s’ effectue dans un va-et-vient constant entre perception et évocation. Or il faut le souligner, la plupart de ces enfants en difficulté, restaient dans une perception quasi forcenée. Pourtant ce n’ est pas en regardant qu’ on apprend, mais en évoquant, c’ est à dire en répétant dans sa tête ou en écrivant dans sa tête pour y inscrire la bande-son ou la photo du texte. Par des commentaires adéquats l’ élève se dira les particularités des terminaisons. Mais ces remarques devront non seulement être dites en regardant les phrases, mais ensuite sans les regarder, c’ est à dire en les évoquant. Je revois ou je me redis dans ma tête sans regarder. évoquer, demande de quitter des yeux le support de la perception : c’ est là le geste indispensable qui assure l’ enregistrement.
L’ évocation, un envol : geste difficile, incroyable, qui revient à quitter le sol, les réalités terrestres, pour entrer dans le monde invisible de la pensée. Ce geste n’ est pas anodin. Il contient une peur enfouie, implicite. On sent parfois comme une résistance pour l’ accomplir. C’ est pourquoi il est indispensable d’ accompagner, de rassurer les enfants qui s’ en approchent difficilement. C’ est pourquoi aussi, les adultes qui entourent ou qui accompagnent les enfants doivent les observer et discerner leur temps de perception et leur temps d’ évocation afin de les respecter. Plus les adultes sont performants moins ils sont conscients des difficultés ou des différences de fonctionnement mental : eux ont toujours été de bons élèves, l’ habitude d’ évoquer est « quasi naturelle » chez eux. Par ailleurs l’ ignorance du phénomène évocatif oblige à chercher la cause de l’échec dans la panoplie des facteurs psychologiques, sociologiques, ou d’accuser une commode « mauvaise volonté ».
Evoquer les mots, évoquer les règles et leurs applications : l’ auto dictée, comme la plupart des travaux scolaires, sollicite le P2 et le P3. Or beaucoup de jeunes enfants demeurent dans leur P1 (gestion du concret) ou préfèrent s’ isoler dans leur P4 (gestion de la créativité imaginaire). Comme la gestion de l’ orthographe en est au stade de l’ apprentissage, les automatismes sont peu nombreux encore. Ils vont s’ acquérir peu à peu et demandent le respect d’ étapes inconfortables que doit vivre chaque enfant : une véritable « gymnastique mentale » :
Le temps de la perception : je regarde, je lis les mots, la phrase.
Le temps de l’ évocation, qui doit être guidé par le professeur ou par les parents.
En P1 : « Comment fais-tu dans ta tête pour comprendre le texte ». (traduction en évocation visuelle ou verbale).
En P2 : « Est-ce que tu peux épeler les mots ou les voir écrits dans ta tête? »
En P3 : « Est-ce que tu peux expliquer l’ orthographe des mots, la terminaison des verbes ».
(ces / ses ; c’ est / s’ est ; ou / où ; ce / se ).
Retour en P2 pour la restitution : « écris ou épelle le mot, la phrase ».
En P3 : la vérification : « confronte tes évoqués au modèle » pour évaluer ressemblances et différences.
En P4 : la projection dans « l’ imaginaire d’ avenir » : « je m’ imagine écrivant le texte en classe ».
Progrés simples : La première fois que nous avons travaillé ensemble, Guillaume a mis une heure pour apprendre son auto dictée. Il avait déjà gagné une heure. L’ exploit s’ est ensuite poursuivi : la semaine suivante 30 minutes ont suffi! Quelle joie pour Guillaume! Quel soulagement pour la maman! Pour Frédéric aussi la seconde auto dictée lui démontre ses possibilités : il progresse et revient triomphant avec un 17/20. Se sentir enfin capable de réussir, le rend euphorique!
Défendre l’ auto dictée : Les partisans de l’auto dictée ne manqueront pas d’ argumenter. Accepter les contraintes du par coeur est un excellent exercice qui va permettre d’ entretenir la mémoire. Ou renforcer l’ esprit opposant ou rebelle de ceux qui n’ y trouvent aucun intérêt. Mais si telle est la raison, alors pourquoi ne pas puiser dans notre magnifique patrimoine littéraire? Notre littérature contient des chefs d’ oeuvre qui seraient des supports mieux acceptés. Ouvrant le coeur et l’ esprit, ne sont-ils pas plus légers à mémoriser? Leur musique, leur beauté, procurent des évocations magnifiques tant visuelles qu’auditives. De plus celles-ci donnent le goût des belles lettres, suscitent le désir d’ apprendre et engendrent le respect du texte. Néanmoins, les chefs d’ oeuvre poétiques ne peuvent se réduire à être de simples supports d’ auto dictée. D’ autre part, il faut les choisir judicieusement afin que le vocabulaire et la structure conviennent à l’ âge des élèves. Les élèves vivent dans le présent, pas dans un futur probable (il aura besoin de ces mots plus tard).
Alterner les formes de dictée et les exercices d’ apprentissage de l’ orthographe : les différentes formes de dictée ne favorisent pas les mêmes enfants, d’ où l’ importance de l’ alternance qui évite la routine et n’ évince pas systématiquement les mêmes élèves. Les dictées doivent permettre un vrai travail évocatif : penser à donner à; l’ élève du temps pour effectuer correctement ses évocations. Temps de re-lecture notamment. Si vous faîtes travailler vos enfants ou vos élèves, soyez vigilants sur deux points :
Bien définir l’ objectif à atteindre, pour que l’ enfant ou l’ élève se mette correctement en projet.
Lui indiquer les formes de l’ activité mentale requise pour assurer l’ apprentissage (perception – évocation).
Cet écrit est plutôt un cri : Il rend compte de la souffrance scolaire de certains enfants. Il se voudrait un plaidoyer pour l’ alternance : quel qu’ il soit, tout exercice a ses favoris et ses laissés pour compte. La variété respecte davantage l’égalité des chances. Notre devoir n’ est-il pas de permettre l’ apprentissage dans l’ assurance d’ une possible réussite? Comme tout travail, il naîtra entre douleur et plaisir. Mais n’ est-ce pas l’ équilibre entre ces deux pôles qui est le moteur de l’apprentissage?

Martine Clavreul, formatrice en gestion mentale