Les auteurs citent 3 exemples (et Guy Sonnois en ajoute un 4ème) de réponses qui n’ont pas de sens à des questions posées par des enseignants. Ils donnent la piste pour comprendre au lieu de juger : demander à l’élève comment il a réfléchi. On trouve souvent un quiproquo sur le sens d’un mot : « une pièce/un franc – une famille : 2 parents avec 2 enfants / ma famille : + ma grand-mère – «  aimer » les heures de pointe, car c’est quand on rentre chez soi ! – mettre en ordre des mots (pour faire une phrase) / mettre en ordre mes jouets (du plus petit au plus grand). » ».
L’auteure, professeur de mathématiques en IUT, souhaitait « déconstruire » chez les étudiants nouveaux arrivants leurs projets de sens relevant du secondaire pour les faire « évoluer » vers les études supérieures. Pour cela elle leur a proposé un questionnaire le jour de la rentrée, suivi de 2 heures de discussion la semaine suivante. Puis elle a invité un dirigeant à informer sur les compétences professionnelles demandées dans une entreprise. Enfin elle a proposé aux étudiants une technique nouvelle : la prise de notes en différé. Mais ils ont majoritairement demandé de retourner à un cours « normal ». Le bilan de ces 3 mesures a montré un intérêt visiblement meilleur pour les informations concrètes données par l’intervention du professionnel.
Lettre-dIF-n°84