Dans son article, Jean Pierre Gaté nous montre le lien entre le dialogue pédagogique, principal outil de la Gestion mentale, et l’écoute rogérienne. Il fait ressortir les multiples points communs entre ces deux conceptions de l’accompagnement dans un idéal de la relation. JP Gaté nous permet de mieux cerner le dialogue pédagogique et de son rôle pour une pédagogie de la liberté. Le rôle du professeur doit permettre à l’élève de s’inventer lui même, il est un facilitateur de l’apprentissage.
Fabienne Moutier, professeur des écoles , travaille en Institut Médico-Educatif (IME), auprès d’enfants présentant une déficience intellectuelle, que la pratique des gestes mentaux met souvent dans l’angoisse, et qui dit-elle, ont souvent une faible estime de soi. Fabienne leur permet de sortir de cet enfermement en les connectant à leurs évocations, en leur montrant qu’elles ont de la valeur et qu’elles peuvent être mises au service des gestes mentaux. Le fait que ces enfants deviennent plus motivés et se projettent dans l’avenir avec un plus de confiance montre que l’accompagnement ritualisé en Gestion mentale a été pour eux un accès à plus de liberté de pensée et une ouverture de la prison où les enferment parfois leurs déficiences intellectuelles.
Georges Gidrol partage avec nous une démarche de découverte d’un concept scientifique, mise au point en équipe. Il accompagne par le dialogue pédagogique, le passage des évocations spontanées à celles qui sont necessaires pour la compréhension du concept et facilite l’accès aux liens logiques nécessaires pour une demande de mise en schéma. Ce guidage, qui permet de sortir du blocage mental de l’incompréhension, pour permettre aux évocations de se modifier, de se mettre en lien, jusqu’au ressenti de compréhension, est un véritable chemin de liberté.
Lettre-dIF-n°121