Chantal Piganeau montre que le vécu émotionnel et l’activité mentale ne sont pas coupés. Au contraire, le ressenti peut permettre de discerner ses véritables besoins évocatifs et garantit donc une activité mentale authentique et permettant de mettre en place l’imaginaire d’avenir dans la confiance. La prise en compte du ressenti est un guide lors du dialogue pédagogique, garantissant qu’on reste dans la cohérence intérieure du sujet. C’est un thermostat, un aiguillage neuronal orientant vers les vrais besoins.
L’article expose le fonctionnement pendant une année scolaire d’une classe dont tous les enseignants respectent la pédagogie de la Gestion mentale. Pour découvrir leur fonctionnement et l’optimiser ensuite, les jeunes sont guidés par un praticien en Gestion mentale au cours de séances hebdomadaires au début puis plus espacées. lls se voient proposer 2 stages hors collège à la Toussaints et en février, pour approfondir les évocations et découvrir la structure des gestes mentaux à travers des exercices variés et des pratiques sportives et manuelles. L’équipe pédagogique se réunit pour évaluer les prises de conscience des élèves et la manière dont ils se servent de leurs découvertes. Elle en profite pour planifier des actions communes en lien avec la progression des jeunes en Gestion mentale afin de transférer en cours ce que les élèves découvrent en stage. Ce sont donc des conseils de classe différents de ce qui se pratique ordinairement. L’article expose également les modalités pratiques et financières du fonctionnement de la classe.
Béatrice Glickmann nous renvoie à deux articles, et au livre : Pédagogie de l’activité, pour une nouvelle classe inversée (Alain Taurisson)
Lettre-dIF-n°115