L’auteur replace le renforcement et le renouvellement du conseil d’administration de la fédération des associations Initiative et Formation dans le contexte des mutations du monde éducatif en France et en Europe : « tsunami numérique », réforme de la Formations professionnelle, mise en place du nouveau socle commun de connaissances et de compétences… Ces évolutions majeures placent Initiative et Formations au centre de préoccupations nouvelles centrées à la fois sur le « apprendre à apprendre » mais aussi sur la nécessité de pouvoir se former tout au long de la vie. Elles peuvent devenir des opportunités pour la fédération à condition de resserrer les liens entre les différentes associations régionales, de se rapprocher des structures proches de la Gestion mentale et de s’implanter dans de nouveaux domaines d’enseignement comme les écoles professionnelles ou la Formations pour adultes.
L’auteur propose aux enseignants de réfléchir sur les objets proposés dans un cadre pédagogique afin de voir s’ils sont adaptés à la tâche demandée. Après avoir montré la diversité des objets possibles et la diversité des processus qu’ils enclenchent, l’auteur choisit d’analyser comme objets différents types de cartes géographiques. La carte est certes d’abord un objet d’inFormations qui sert depuis l’antiquité à localiser et à se repérer. Cependant les cartes actuelles peuvent devenir beaucoup plus complexes et demandent à celui qui les emploie de reconstituer la démarche employée par leur auteur. La lecture de ces cartes nécessite des gestes mentaux variés qui ne sont pas facilement identifiables ce qui rend leur analyse parfois complexe pour un élève.
Dans le cadre d’un master professionnel en sciences de l’éducation, l’auteure a animé pendant deux mois un atelier d’« organisation et stratégies d’apprentissage » pour des jeunes décrocheurs en rupture avec le système scolaire classique. Ce dispositif a été monté dans le cadre du projet ETAPS financé par la région PACA depuis 2006. L’atelier fonctionnait selon deux modalités : collective pour l’ensemble des stagiaires et l’autre individuelle sur la base du volontariat. L’auteur présente plusieurs des actions entreprises pour faire prendre conscience aux jeunes de la diversité des méthodes d’apprentissage et de la possibilité de réfléchir sur leur propre cheminement. La démarche a rencontré de nombreuses difficultés à la fois organisationnelles mais aussi liées aux réticences de beaucoup de ces jeunes à entrer dans ce type de dispositif. Cependant l’expérience montre l’intérêt pour ces jeunes de dégager du temps et un espace dans lequel ils peuvent prendre conscience de leurs stratégies cognitives.
L’auteur, professeure de Sciences et Vie de la Terre (SVT) en collège, rappelle combien le temps est nécessaire aux élèves pour donner du sens aux apprentissages, ce qui est de moins en moins possible dans les conditions actuelles de l’enseignement. Elle propose d’utiliser la Gestion mentale pour « rendre du temps » aux élèves  (mise en projet, pauses évocatives, les dialogues pédagogique) et ce, même en classe entière.
Lettre-dIF-n°110