Raphaël Hamard réfute l’idée d’exercer la pratique de la Gestion mentale dans un but professionnel en pointant les intentions qui sous tendent ce projet et les risques inhérents : risque éthique (la Gestion mentale doit rester accessible à tous, sans condition de ressources), risque déontologique : le critère de réussite de l’accompagnement doit rester la recherche du plaisir d’apprendre et du sens des apprentissage et non la logique des chiffres (notes), risque pour le praticien lui-même soumis à une obligation de réussite pour arriver à une certaine rentabilité. L’idéal est que la Formations en Gestion mentale soit davantage accessible à tous, enseignants et parents notamment, pour qu’émerge une pédagogie de la réussite portée par un engagement au service des apprenants.
Martine Clavreul rappelle combien la Gestion mentale est une démarche qui nécessite un accompagnement individuel et souligne la nécessité de former des personnes au service de ce projet pour démocratiser le savoir. Elle propose 3 pistes : former des enseignants-praticiens, former les parents pour rendre la Gestion mentale accessible à tous et former des professionnels, en plus grand nombre, pour accompagner les plus fragiles. Elle propose donc de créer un métier mais en réfléchissant à son cadre, dans le respect de la fondation humaniste de la Gestion mentale par Antoine de La Garanderie.
Janine Leca pose le cadre d’une pratique professionnelle de la Gestion mentale en définissant d’abord soigneusement les différents termes à partir de nombreuses références, les spécificités de cette démarche, les enjeux de la professionnalisation et propose de créer un référentiel pour encadrer une posture professionnelle.
Axelle Adell interroge sa pratique du métier de praticien en Gestion mentale et précise le cadre qui sous tend son action : un positionnement philosophique basé sur les valeurs prônées par ADLG, la foi en l’éducabilité de chaque intelligence, un travail d’introspection consciente, la bienveillance dans l’accompagnement et la transparence dans sa pratique.
J’apprends à penser, je réussis mieux (José Racicot) – Apprendre avec les neurosciences (Pascale Toscani) – (Re)connaître son intelligence, ça change tout (Claude Berthod et Charlie Chofflet).
Lettre-dIF-n°108