Les nouvelles technologies entraînent une modification de nos moyens mentaux. Notre capacité de mémorisation rivalise avec le stockage d’un nombre infini de données dans la cyber-mémoire. Nos évocations cèdent le pas devant la perception directe de l’écran. A rebours, l’organisation des inFormations impose de faire plus de liens. Entre réalité augmentée et cloud computing, la perception du concret disparaît au profit de nouveaux formatages de l’évocation.
Dans le cadre des projets européens Conaisens et Signes et sens, IF Belgique étudie les habitudes de lecture et d’évocation dans l’utilisation d’un Power Point à partir d’exemples concrets. Là où le livre sollicite la dominante temporelle, le diaporama nourrit les besoins de globalité et de mouvement par son format paysage, l’unité de sens /forme d’une diapositive, la composition signifiante entre texte et images, la succession animée des diapositives, le plan du diaporama. Le diaporama favorise la hirarchisation des idées et l’esprit de synthèse. Espace et temps s’apprivoisent mutuellement.
En mettant le mouvement par écrit, le Power Point favorise l’évocation pour les profils pédagogiques jonglant entre temps et espace, « Les oisillons aux courtes ailes » voient le passage en paramètre 2 et à l’abstraction facilité par le caractère codé, schématisé et abstrait du mouvement. En classe, le diaporama, en rendant perceptible l’évocation et évocable la perception, serait-il un outil facilitateur pour ces enfants souvent en difficulté scolaire ?
Présentation d’un diaporama Power point en géographie mettant en œuvre la méthodologie de la Gestion mentale : carte évolutive, mise en projet des élèves, succession de diapositives entrecoupées de diapositives blanches pour évoquer, dans un aller-retour entre globalité et linéarité. Le diaporama favorise manifestement la bonne compréhension des élèves mais requiert une longue préparation de la part de l’enseignant.
Présentation de la Formations de praticiens en Gestion mentale session 2011.
Lettre-dIF-n°102